J’ai adoré son air de faune, ses jambes encordées qu’il remontait contre son buste pour que je le prenne plus profond, ses frissons contenus alors que je lui léchais les oreilles, tous ses poils dressés sous mes paumes, ses gémissements en sourdine de ma voix moqueuse,
« Tu es si vulnérable et moi si injuste que, oh, je vais en profiter… »
En profiter, je ne faisais que ça, à tel point qu’au fil des minutes il devenait clair – du moins pour moi -, qu’il n’était pas qu’un simple client,
il y avait entre nous cette qualité de connexion si particulière que j’ai avec quelques amants et au fond de mon ventre, la vrille d’un insupportable désir à le contempler, lui écartelé et moi prise au piège de mes propres limites,
no zob in job, on a dit.
Sur le pas de ma porte, notre dernier regard qui ne trompe personne.
Et la perspective de rejouer avec cet homme, fist-cordes-cellophane-couteaux entre deux baisers profonds, this time the sky is the limit,
qui me rend
littéralement
absolument
atrocement
liquide.
Photo de Lucien Clergue.
L’exception ne fait-elle pas toute la valeur d’une règle ?
Et c’était (putain de) bon.