Droit à importuner

« Bonsoir XX,
Je me souviens très bien de vous, et en particulier de votre tendance à « oublier » mes consignes d’immobilité pour vous servir de vos mains, notamment pour (essayer de) me toucher.
Puisque vous me sollicitez pour une nouvelle séance, j’entends que vous suiviez mes ordres à la lettre.
Dans le cas contraire, je mettrai fin à notre séance et vous fermerai à jamais ma porte.
Yes Mistress. »

« Bonjour YesMistress,
Pour les mains baladeuses, vous avez une meilleure mémoire que moi, mais je vous crois sans difficulté : comment ne pas être attiré par votre élégance ? Je suis persuadé que vos liens et diverses autres contraintes pourront entraver mes élans !
Cordialement. »

« Quand une femme, Maîtresse ou non, vous dit qu’elle est gênée par votre attitude – vos mains baladeuses en l’occurrence -, il est plus que malvenu (euphémisme) de :
1/ ne pas présenter vos excuses sur-le-champ ; 
2/  justifier ces « débordements » par son élégance, variantes : son apparence physique, son attitude, son rouge à lèvres, la couleur de sa culotte…
3/ poser que c’est à elle de trouver la solution pour ne plus être importunée. 
Là nous quittons le jeu BDSM (je vous attache pour jouer avec vous) pour entrer dans la question du consentement : je ne suis pas d’accord avec ce qu’il se passe, donc je suis obligée de vous attacher pour que cela ne se passe plus parce que de vous-même, vous ne comptez pas changer de comportement.
Vous percevrez aisément la différence… ou pas. Quoi qu’il en soit, je vous invite à trouver une autre Maîtresse plus en phase avec votre manière de voir. »

« Nous ne nous sommes pas compris, mais je n’insisterai pas. »

Oh si, nous nous étions parfaitement compris ! Mais certains sont incurables, vraiment.

Photo de Zhang Peng.