Karma immédiat

Il a 23 ans. Il me contacte par SMS alors que mon annonce indique que je refuse ce mode de communication, et que mon site est plus que complet sur mes pratiques :
« Bonjour, JH 23 ans, étudiant, souhaite séance dimanche après-midi. Puis-je avoir une photo de vous ainsi que la liste de vos prestations ?
Ma réponse :
« Je ne suis pas McDonald. »

Il a 62 ans. Il se présente par mail, je lui indique mes tarifs. Il me précise qu’ils sont hélas trop élevés pour son budget, attention que j’apprécie à double titre : il prend la peine de donner suite, même par la négative ; il ne cherche nullement à négocier.
Je comprends ses contraintes, dis-je, en lui souhaitant de trouver la bonne Maîtresse.
Sa réponse :
« Vous êtes une personne courtoise, je garde vos coordonnées et qui sait, je me laisserai peut-être tenter. Celui qui n’essaie pas ne se trompe qu’une fois, dit-on. Bien à vous. »
La mienne :
« Faites, avec plaisir. La politesse et la courtoisie que je réclame de mes soumis m’imposent d’agir de même à leur égard. Quoique pouvant être féroce face au manque de respect, je ne conçois pas la relation de domination comme un blanc-seing à l’impolitesse, avec l’excuse de la gynarchie qui permettrait de s’adresser aux hommes comme à des fientes d’oiseau. »

La relation miroir existe en domination comme, ma foi, dans toute relation dite humaine.

Photo de Brassaï.