L’emmerdeur

« Bonjour R.,
Vous m’écrivez hier à 16h00, me relancez par mail ce matin à 7.59 (!), m’envoyez un texto dix minutes plus tard et comme si cela ne suffisait pas, vous m’appelez dans la foulée et me réveillez.
L’usage – ou le simple bon sens – veulent que l’on laisse au moins 24h00 à un correspondant pour se manifester. Dans mon cas, j’ai une vie à côté de la domination et je ne suis pas à votre service.
Madame. »

« Madame,
Mon attitude pressante n’est que la conséquence de la qualité de votre site. En le lisant, on aspire être déjà à vos pieds et 24 heures semblent une éternité… Je vous présente toutes mes excuses et je sollicite humblement une autre chance.
J’attends patiemment (hum…) que vous me recontactiez pour convenir d’un rendez-vous.
Encore 1200 excuses (1000 + TVA).
R. »

« Donc, je récapitule : vous avez une attitude pressante et inappropriée parce que mon site vous a excité, comme si votre comportement relevait de ma responsabilité. Vos mots me rappellent bien des critiques et autres condamnations que les femmes ont à entendre, jugements à base de jupes trop courtes et autres attitudes aguicheuses, à seule fin de dédouaner les hommes qui se sont mal comportés avec elles (euphémisme dans beaucoup de situations).
Autant vous dire que je ne trouve pas DU TOUT votre mail flatteur. Vous pensez peut-être être (peut-être…) vous montrer respectueux alors que vous n’êtes que déplacé, si ce n’est insultant.

Madame. »

Je n’ai jamais reçu R en séance. Évidemment.