Quintessence de la gynarchie

« Chère Madame, 

Parfait, vous n’aurez qu’à me faire savoir vos disponibilités lorsque vous en saurez plus.
Vous décidez, je dispose, voilà la quintessence de la gynarchie.
J’avoue qu’il est très excitant de servir d’intermède dans l’emploi du temps surchargé d’une femme de tête telle que Vous. Chacun de vos mails est un barreau supplémentaire à ma cage. Ligoté par vos mots, je sais que me débattre serait vain… Que vous exerciez votre pouvoir à des milliers de kilomètres me le rend plus terrible encore.

Vous l’avez compris, Madame : votre jouet des latitudes septentrionales se languit de vos délicieux sévices. Je suis surpris de constater combien l’éloignement n’a fait que renforcer ma dépendance. Je ne cesse de m’imaginer monter vos escaliers pour arriver, souffle coupé et coeur battant, à votre porte. Vous m’accueillez d’un sourire complice, avec ce mouvement de tête anodin qui m’intime de retrouver ma place.
Déjà désarmé, genou en terre, je vous baise la main.
La suite, unique, vous appartient, pour un résultat écrit d’avance : vous victorieuse, moi un peu plus dompté.

Votre dévoué,
Elias. »

Je vous l’ai dit, que mes clients sont formidables ?

Photo de William Wegman.