Sorry, 413

Je lui parle du soumis que j’ai baptisé 413 et de notre session à trois, 413, Mademoiselle, et moi. Je lui dis ma surprise et mon incompréhension face au retour mitigé de 413 sur notre rendez-vous, 413 que je voyais complètement parti, emporté les yeux vitreux dans le tourbillon du jeu, à mordre de plus en plus fort les seins de Mademoiselle et à demander, l’air gourmand :
– Je peux déchirer ses bas avec mes dents ?
Je lui explique mon étonnement lorsque 413, à genoux devant moi harnachée de cuir, s’était précipité sur mon strap-on pour le sucer alors que Mademoiselle lui ramonait le cul de ses doigts.
– C’était inattendu… et si spontané que je l’ai laissé faire. Je ne l’aurais pas exigé, en revanche. Sucer des bites, mêmes en plastique et portées par une femme, beaucoup d’hommes détestent. Une question de virilité, je suppose. Peut-être 413 est-il allé trop loin par rapport à ce qu’il était capable d’assumer, d’où son impression mitigée de séance. Parce que bon, c’était sa première fois.
– Sa première fois de quoi ?
– De tout. Deux Dominatrices. Deux femmes, même. Son premier trio.
Et là, elle porte ses mains à sa bouche et lâche :
– Oh mon Dieu.
– Mon Dieu quoi ?
– Tu imagines ? Quand les amis de 413 lui demanderont s’il a déjà eu un plan à trois, quand il recherchera « trio » sur les sites de cul, ou qu’il entendra simplement le mot « trio », il n’aura à l’esprit que cette image : lui en train d’enfourner une bite en plastique alors qu’il se fait enculer !

Je n’y avais pas pensé en ces termes, non.
Sorry, 413.