Les aléas d’une séance avec une langue commune limitée. Lui, allongé nu dans mon salon, des pinces à linge mordant sa chair tendre et les fesses bien zébrées à la canne anglaise, à répéter mot incompréhensible commençant par P : – P… ! – What ? Pee ? – No : p… ! – What??…
Étiquette : Torture
Toile maîtresse
Thierno et moi, nous avons baptisé les marques « émotions ». Il y a les émotions diffuses créées à la main, les émotions diagonales-floues de la ceinture, les lourdes-compactes des poings, les nettes-alignées des griffures, les cinglantes-cruelles de la canne anglaise, les aiguës-minuscules des aiguilles, les ovales-profondes des morsures, les fines-sanguines du couteau. Pelotonnée dans l’avion, je…
Ori-peaux
Il arrive hors d’haleine, – Ah, Maîtresse, je suis heureux de vous rencontrer ! Je le scrute en entomologiste, cet homme si petit que montée sur mes talons je le dépasse d’une large tête, âgé, plein de vie et au style suranné, veste de costume beige et lavallière, à la voix si jeune qu’au téléphone,…
Cuisine barbare
Il a dit que le plaisir lui venait avec la douleur et que par conséquent, il voulait avoir mal. – Maîtresse, accepteriez-vous de me flageller le sexe aux orties ? – Oui, à condition que vous me les apportiez. – D’accord… Prévoyez les gants ! Le jour dit, il a donc cueilli ses orties près…
Cette inquiétante étrangeté
Ce n’est pas quand j’ai entouré son cou de ma corde qu’il a vraiment eu peur, ni quand j’ai saisi la cravache pour en poser le bout menaçant sur ses couilles et que je les ai tapotées, une-deux, une-deux-trois, de plus en plus fort, ni même quand un son de serpent est involontairement sorti de…
Fer rouge
Si remplie de tendresse, de plaisir et de baisers, pleine jusqu’à ras-bords de bonheur, lui si longtemps et ardemment désiré dans mon lit, moi à le contempler-l’embrasser-l’aimer-l’effleurer-le caresser, ses longues mains si belles sur mes seins et les miennes sur son ventre, bouleversante intimité des amants, et soudain mon être qui se révolte, aujourd’hui je…
Boîte noire
Il est entré, il s’est senti bien. De l’espace et du cachet dans le lieu où je le recevais, moi si contente de le recevoir. – Tu veux voir la pièce obscure ? Il a hésité. – Peut-être… Je voudrais pas… Dans le boudoir j’ai tiré les rideaux rouges d’un geste théâtral. Le miroir ancien…
Too much love
Il y a son crâne calé entre mes cuisses, mes cuisses nues caressées par ses cheveux bouclés, bouclée la boucle de mon sourire si tendre, son souffle qui s’exténue au creux de ma main droite, ma main droite qui l’étouffe, pouce-index à lui pincer le nez, paume écrasée contre sa bouche, bouche brûlante, inutile et…